Rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021

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Alain Milon, président - La réunion est ouverte à 17 h Audition de Mme Alexandra Benachi, présidente de la Fédération française de centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal M. Alain Milonprésident.

En finir le plus vite possible? Professeur Christophe Vayssière, gynécologue obstétricien Des soins palliatifs en anténatal? Pourquoi est-ce que les équipes médicales ne me parlent pas de la possibilité de poursuivre ma grossesse? En cas de complications, elles peuvent être prises en charge, comme pour toute grossesse. Si je poursuis ma grossesse, est-ce que mon bébé va souffrir dans mon ventre?

Cette audition fait l'objet d'une captation vidéo. Mme Alexandra Benachi, présidente de la Fédération française de centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal. La Fédération française de centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal a été créée en Les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal ont, quant à eux, été créés enà la suite de la loi de bioéthique de Notre rôle est d'accueillir et de gérer toutes les grossesses pour lesquelles un foetus présente une pathologie.

On entend par effet indésirable toute réaction nocive survenant les personnes prélevées ou greffées. On entend par effet indésirable grave tout effet indésirable ayant entraîné la mort ou ayant mis la vie en danger, entraîné des séquelles permanentes ou provoqué ou prolongé une hospitalisation ou tout autre état morbide. Ces professionnels exercent leurs activités dans des établissements de santé, ainsi que toute autre structure publique ou privée qui exerce des activités : de prélèvement ou de collecte des produits biologiques relevant de la biovigilance ; de transformation, préparation, conservation, distribution, cession, importation ou exportation de ces produits. A ce titre elle évalue les risques a priori et effectue des réévaluations des bénéfices et des risques au vu des données de vigilance.

Depuisnotre métier a beaucoup évolué. À l'époque, le diagnostic prénatal consistait à dépister et diagnostiquer des pathologies d'une particulière gravité, avec l'idée que certaines grossesses pouvaient donner lieu à une interruption. Aujourd'hui, nous sommes capables de proposer des traitements au foetus afin d'améliorer rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021 pronostic.

Cela peut être des traitements simples, tels que des transfusions ou des poses de petits drains, ou des chirurgies plus lourdes. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé une modification de la définition de notre spécialité, afin qu'elle ne soit plus exclusivement associée aux interruptions de grossesse. Nous sommes en effet capables de faire beaucoup d'autres choses. Nous avions également demandé d'autres modifications.

Le nouveau rencontre vrai de loi prévoyait que la patiente devait informer son conjoint avant de prendre une décision. Cela représentait une véritable entrave à l'autonomie des femmes mais aussi un problème de fonctionnement, pour nous, au quotidien.

En effet, de nombreuses femmes consultent seules. Devoir demander l'avis du conjoint, qui parfois ne peut pas, ne veut pas venir ou n'existe pas, rend la prise en charge compliquée. Le diagnostic préimplantatoire DPI-A n'entre pas exactement dans notre champ d'intervention mais nous concerne puisque, dans les centres de diagnostic prénatal, les DPI sont également pris en charge.

Il n'existe que cinq centres en France, mais le mien, Antoine Béclère, travaille en étroite collaboration avec Rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021. Ce sujet n'a pas été retenu par l'Assemblée nationale mais il est très important pour nous. Un article rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021 texte est relatif aux réductions embryonnaires.

Il s'agit de la possibilité d'interrompre le développement d'un foetus dans le cas de grossesses multiples ou hypermultiples afin de réduire les risques liés à la grossesse. Cette technique n'était jusqu'à présent pas encadrée et était réalisée sans surveillance par certains professionnels.

Pour nous, il s'agit donc d'une bonne chose. Le DPI-HLA est la possibilité, lorsque l'on fait un diagnostic pré-implantatoire, de sélectionner soit un embryon indemne de la pathologie génétique que transmettent les parents, soit un embryon HLA qui serait compatible avec un enfant atteint en attente d'une greffe. Cela concerne notamment la drépanocytose ou la bêta-thalassémie. Nous ne les pratiquions plus en France depuis quelques années mais cette volonté émane des centres, et non pas des professionnels.

Mme Corinne Imbertrapporteure.

Equipe médicale

Vous avez demandé la modification de votre activité professionnelle. Êtes-vous satisfaite de la définition qui apparaît aujourd'hui dans le projet de loi? Pouvez-vous nous expliquer l'intérêt de cette technique? Que pensez-vous de la position de l'Assemblée nationale? Je souhaiterais revenir sur le diagnostic préimplantatoire.

Quel intérêt existe-t-il à le proposer? Mme Alexandra Benachi. Toutefois, le terme « dépistage » a disparu. Le « diagnostic prénatal » a été remplacé par « médecine foetale ». C'est une bonne chose, parce que c'est beaucoup plus large, la médecine foetale incluant le diagnostic et le dépistage. Cependant, dans notre spécialité, le spectre de l'eugénisme revient systématiquement. Je le comprends mais le dépistage est autorisé dans notre pays. C'est le cas du dépistage de la trisomie Des échographies non obligatoires, mais recommandées, permettent de déceler des anomalies au cours de la grossesse.

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Le but de ces échographies est de dépister des anomalies ou des retards de croissance chez le foetus. Nous aurions souhaité que le terme « dépistage » soit également inclus. Nous avions fait une proposition et demandé que la notion de particulière gravité soit retirée afin que les dépistages puissent être élargis.

Une anémie chez un foetus ne représente pas une particulière gravité mais peut s'aggraver si l'on ne fait rien. Dans ce cas, une transfusion par le cordon ombilical est nécessaire, sans entraîner une interruption de grossesse. La dernière partie de la phrase de cet article est identique au texte sur l'interruption de grossesse.

C'est un problème. Lorsque l'on propose un traitement chirurgical à une patiente pour son bébé atteint d'une pathologie d'une particulière gravité, elle peut demander l'interruption de grossesse.

En laissant ce terme dans le texte de loi, nous pourrions nous retrouver en difficulté. C'est la raison pour laquelle nous avions demandé que le terme de « particulière gravité » soit retiré de la définition. Nous avons cessé de la faire car c'était extrêmement lourd. La pratique est très régulée. Pour chaque demande d'une patiente, il fallait demander l'autorisation à l'Agence de la biomédecine et la loi française ne nous autorise pas à refaire une tentative s'il existe des zizou rencontre jamel sains pour la pathologie.

C'est-à-dire que l'on part du principe qu'un couple va demander un DPI-HLA parce qu'il souhaite un nouvel enfant indemne de la pathologie. Si l'enfant peut être compatible avec l'enfant malade qui attend sa greffe, tant mieux.

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Mais le but du DPI, c'est d'avoir un enfant sain. Quand on faisait le DPI, s'il n'y avait que des embryons sains de la pathologie, mais incompatibles HLA, les patientes refusaient de faire l'implantation de l'embryon. Au départ, leur souhait était d'avoir un enfant sain, mais rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021 savons très bien que c'était aussi pour avoir un enfant compatible avec le premier enfant.

La loi française ne nous autorise pas à refaire une tentative tant qu'il y a des embryons sains au congélateur. Pour faire simple, nous avions des embryons sains au congélateur et des couples qui refusaient le transfert.

La consultation en génétique

Cela n'avait donc pas de sens de monter un projet aussi lourd. Nous nous sommes aussi rendu compte que, faute de moyens, il y a presque deux ans d'attente pour ce qui relève de la biologie moléculaire. Face aux coûts et à la lourdeur du processus, les patients faisaient plus simple et sans nous. Nous n'avions toutefois pas demandé le retrait de cette possibilité, afin que les patientes puissent avoir accès à cette technique remboursée en Europe, notamment en Belgique ou en Espagne.

Le DPI-A intervient lors d'une procédure d'assistance médicale à la procréation. Aujourd'hui, on réimplante les embryons sans regarder s'il existe des anomalies chromosomiques. Or, plus une patiente vieillit, plus ses embryons seront porteurs d'anomalies chromosomiques.

Généralement, quand un embryon est porteur d'anomalies, il ne s'implante pas ou conduit à une fausse couche. Le DPI-A permet d'améliorer les performances de la fécondation in vitro.

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C'est efficace chez les patientes entre 35 et 42 ans et cela permet d'obtenir un enfant plus vite. Cela limite ainsi le nombre de tentatives de stimulation. Pour certains c'est une technique qui sélectionne des embryons indemnes d'anomalies chromosomiques.

Pour moi, cela me permet de ne pas stimuler plusieurs fois une patiente déjà âgée, et d'éviter de l'exposer à des risques de thrombose ou de cancer à long terme.

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Il y a donc deux éthiques qui s'affrontent : la crainte de la sélection des embryons et le souhait d'éviter aux patientes de subir des stimulations à répétition, des fausses couches qui peuvent également être extrêmement lourdes à porter.

La plupart de ces embryons porteurs d'anomalies se termineront en fausses couches ou ne s'implanteront pas. C'est donc une fausse idée de dire que l'on va sélectionner des embryons. En France, le dépistage de la trisomie 21 est autorisé pour les patientes qui souhaitent en bénéficier.

Le choc de l’annonce

Si l'enfant est porteur de l'anomalie et si la patiente le souhaite, elle pourra faire une interruption de grossesse. C'est le choix de nombreuses patientes en France. Pourquoi faire supporter tout cela aux patientes alors que nous disposons de cette technique, qui serait accessible?

La littérature nous démontre qu'elle est efficace, économiquement souhaitable et qu'elle va dans le sens de l'intérêt des patientes âgées de 35 à 42 ans. Une demande de projet de recherche a été déposée par un de nos collègues. Il s'agit d'essayer de convaincre tout le monde afin d'évaluer la technique en France puis de l'autoriser dans deux ans si ce projet fonctionne. Cela permettrait d'évaluer la situation.

Si rencontres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal 2021 projet n'est pas adopté enil faudra attendre cinq ans avant la prochaine loi.

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En termes de recherche, nous allons perdre énormément. Je me rends régulièrement dans des congrès et je constate à quel point, n'ayant pas accès au DPI-A, nos résultats d'assistance médicale à la procréation AMP sont moins bons.

Qu’est-ce que la Biovigilance

Même les spécialistes français ne pourront plus publier. Je pense vraiment que ce n'est ni un problème d'eugénisme ni de sélection d'embryons puisque la plupart d'entre eux ne donneront pas naissance à un enfant.

Olivier Hennorapporteur. Qu'en pensez-vous? Pourriez-vous développer la question des centres de diagnostic prénatal, leur répartition sur le territoire, et leur activité?

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